dimanche 2 juin 2019

Reportage : Musée « Aux Commerces Anciens » de Douai la Fontaine (49)

Jeudi 27 septembre 2018, je suis allée visiter le musée des commerces anciens à Doué la Fontaine, près de Saumur. C’est un musée installé dans les anciennes écuries du Château du Baron Foullon.



 
Ce musée retrace l’histoire du commerce de détail de 1850 à 1950 évoquée avec ses boutiques aux jolies devantures.
Il présente sur deux niveaux une vingtaine de boutiques d'autrefois fidèlement reconstituées. Du petit café à la chapellerie, en passant par l'épicerie ou le barbier-coiffeur... c'est un émouvant et vivifiant voyage dans le temps ! Les devantures des boutiques sont de réelles vitrines démontées dans leur ville d’origine et remontées dans le musée. Les produits présentés dans l’épicerie sont des produits récupérés entre 1960 et 1980 lors de la constitution de la collection dans des boutiques fermées depuis longtemps et restées dans « leur jus ». On retrace ainsi l’histoire de marques toujours présentes dans nos rayons de supermarché telles que LU, Banania, Phénix, Cadum, St Marc…
 


 
Le jeune gérant de ce musée (qui l’a repris en 2017), pousse le défi jusqu’à accueillir le visiteur en blouse grise et casquette, habillé comme l’épicier que j’ai connu dans mon enfance.
Parcourir ces deux niveaux nous transporte d’un coup chez nos grands-parents, à la ville ou à la campagne. Pharmacie, épicerie, barbier, fabricant de souliers, de parapluie, d’armes de chasse, magasin de jouets, bureau de tabac, modiste et chapelier, bistrot… chaque boutique regorge d’objets et de produits superbement présentés.


Le bistrot


Dans le grenier




Quelques objets emblématiques d’une époque avec leur fiche historique


La rue du commerce. Les boutiques sont présentées le long d’une rue pavée à l’ancienne.


L’atelier de la modiste


Pour les messieurs


Pour les dames


Les parapluies, les cannes et autres accessoires


La boutique de Jouets





L’épicerie
J’ai visité le musée en même temps qu’un groupe de séniors en balade dans la région. Chacun a retrouvé des airs de jeunesse, des chansons de son enfance, et le musée s’est animé de rires et de chansons.



 
Le jeune gérant a fait asseoir tout le monde sur des bancs comme à l’école et a réclamé le silence grâce à une cloche. Puis pour commencer son exposé il a ouvert doucement la porte de l’épicerie. Nous avons tous reconnu la fameuse petite sonnette qui autrefois annonçait le client au commerçant travaillant dans son arrière-boutique. Puis il nous a raconté notre passé grâce aux produits vendus dans l’épicerie : le savon, les porte-chaussettes, la lessive, le cirage, le sucre…



La visite se termine par la boutique du musée dans laquelle on trouve des cartes postales, des affiches, des jeux anciens réédités, de la vaisselle… et une armoire dédiée aux productions locales parfumées à la rose.
Le musée est ouvert de mi-février à mi-décembre. La visite coûte 8 euros. Un livret de commentaires, de devinettes et de chansons vous est prêté à l’arrivée. A la sortie, faites un tour dans le parc aux roses.
Vous souhaitez faire une vitrine miniature sur le thème de l’épicerie, du barbier, de la modiste… Nul doute que vous trouverez ici l’inspiration indispensable pour rendre votre vitrine la plus réaliste possible.
Quelques mots sur Doué la Fontaine et ses roses…
En 1774, Joseph François Foullon, intendant des finances de Louis XVI et baron de Doué, fait construire sur ses terres des Minières, à Soulanger, une magnifique demeure entourée d’un parc de 30 hectares. A cette même époque, le baron créée les pépinières royales qu’il confie à son jardinier Edmé Crespin Chatenay, qui sera considéré plus tard comme le premier pépiniériste-rosiériste de Doué la Fontaine.
Le baron meurt sous la vindicte populaire le 22 juillet 1789 à Paris. Le château fut pillé et tomba en ruines. Il ne reste aujourd’hui que les écuries et le parc dédié aux roses qui font aujourd’hui la renommée de Doué la Fontaine.
La filière de production de rosiers (et de pépinières d’arbres fruitiers et d’ornement) s’est considérablement développée et représente aujourd’hui la moitié du volume national de rosiers en racines nues. C’est le 1er bassin de production de roses en France.
Depuis 1959, la traditionnelle « Journée de la Rose », au mois de juillet, offre aux visiteurs une exceptionnelle exposition et mise en scène de roses dans le cadre des magnifiques Arènes de Doué la Fontaine.
Pour avoir des conseils de professionnels pour la culture de vos rosiers, voyez le site
www.lamagiedurosier.fr


Dany Tournier

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